Les combats navals se prolongent par des actes de piraterie, tant de la part des franco bretons que de celle d’anglo bretons. Ainsi, Jeanne de Belleville, veuve d’Olivier de Clisson, exécuté par le roi de France en Août 1343, devient-elle célèbre. A Nantes, elle décroche la tête de son époux, accrochée à une porte, la montre à ses enfants et leur fait jurer vengeance contre les français et leur roi ; D’abord transformée en chef de bande et sommée de comparaître devant le parlement de Paris, elle vend ses bijoux et ses biens, affrète une flotte et part, insaisissable, écumer les mers de la Manche et de l’Atlantique. Installée dans la vengeance, elle poursuit et détruit, sans la moindre pitié, les navires français. Femme-corsaire, surnommée la tigresse bretonne, dénoncée par le pape Clément VI qui porte plainte auprès du roi d’Angleterre, elle finit par faire naufrage. Elle parvient à se réfugier sur une barque avec ses deux garçons dont le plus jeune meurt d’épuisement. Elle est recueillie par Edouard III avec son fils aîné survivant, Olivier, qui après une excellente formation militaire anglaise, fera une carrière fulgurante, successivement comme capitaine montfortiste, capitaine anglais, puis connétable , chef des troupes françaises
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