Fils de Guy de Chatillon, Comte de Blois, et de Marguerite de Valois, sœur du roi de France, Philippe VI, Charles de Blois passe une enfance et une adolescence en multipliant les exercices d’une dévotion assez ostentatoire. Il ne recherche nullement les plaisirs mondains, et sa piété excessive le destine à une carrière d’Eglise. Mais la raison d’Etat l’emporte et, par obéissance filiale, il accepte d’épouser, en 1337, Jeanne de Penthièvre, l’héritière potentielle du Duché de Bretagne. En 1341, lors de la mort de Jean III, Jeanne de Penthièvre s’estimant l’héritière, son mari entend être duc « à cause d’elle », ce que confirme son oncle , le roi de France Philippe VI, et les pairs du royaume par l’arrêt de Conflans su 7 Septembre 1341. Charles de Blois prend la tête de partisans franco-bretons dits Blesistes et va, consciencieusement, essayer de conquérir le trône breton en s’ancrant en Bretagne et en menant, une vie très ascétique empreinte de religiosité. Il ira jusqu’à se flageller et porter en permanence un cilice afin de souffrir dans son propre corps. Militaire inefficace, car il n’a aucune capacité ni de commandement des hommes ni de stratégie militaire, il perd toutes les batailles où il commande et devient prisonnier des Anglais pendant 9 années. Il ne peut réussir à gagner effectivement la couronne de Bretagne et se fait tuer à la bataille d’Auray le 29 septembre 1364, qui termine la guerre de succession. Son procès en canonisation ayant échoué quelques années plus tard, il ne sera béatifié sur les autels de l’Eglise catholique qu’en 1904.
^ haut de page ^
|